Beaupréau. Le cinéma associatif entre en résistance et déploie son arsenal

photo en familles et entre amis, on découvre les arcanes secrets de la projection d'un film, à l'étage, au-dessus de la belle salle qui accueille 150 places. © ouest-france

En familles et entre amis, on découvre les arcanes secrets de la projection d’un film, à l’étage, au-dessus de la belle salle qui accueille 150 places.© Ouest-France

Pour faire face à l’arrivée programmée dans deux ans du Cinéville, les bénévoles cinéphiles de l’association Jeanne-d’Arc veulent proposer un autre cinéma.

L’arrivée du Cinéville dans deux ans devrait booster encore un peu plus le dynamisme territorial de Beaupréau-en-Mauges, une commune du Maine-et-Loire, au nord-ouest de Cholet.

Mais ce vaste projet de cinq salles ne va-t-il pas enterrer le cinéma associatif Jeanne-d’Arc et sa salle unique ? L’association présidée par Marié-Cécile Grimaud est inquiète mais ne baisse pas les bras. Au contraire même, les 60 bénévoles sont remontés comme des pendules et se coordonnent en commissions pour proposer un cinéma différent.

Montrer les atouts de la salle

Samedi 21 avril, Jeanne-d’Arc ouvrait ses portes au grand public. Une grande première depuis sa rénovation et réouverture en juin 2005. « Nous pensons qu’il y a beaucoup de gens, en particuliers les nouveaux arrivants à Beaupréau-en-Mauges, qui ne nous connaissent pas. Je crois que la signalétique dans les rues pourrait s’améliorer », commente en substance la présidente avec le trésorier Jean-Marc Viaud.

La porte-ouverte a permis, entre autres, de montrer les atouts de la salle qui est équipée des dernières technologies en matière de projection et de son, y compris pour les malentendants. Le confort des sièges est aujourd’hui sans égal. Enfin, le cinéma est accessible aux personnes à mobilité réduite. Rappelons enfin qu’elle est climatisée.

« Nous sommes beaucoup moins chers »

L’association tient avant tout à rester indépendante. « Nous continuerons à vivre à partir de programmations différentes, tout en conservant les films destinés au grand public. Nous sommes beaucoup moins chers, dans une fourchette située entre 3 et 5,50 €. »

https://angers.maville.com/actu/actudet_-beaupreau.-le-cinema-associatif-entre-en-resistance-et-deploie-son-arsenal_9-3433066_actu.Htm

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Tournage d’un court métrage à Angers les 3 et 4 mai 2018

Lucile Gautier, lycéenne à Angers a gagné lors de la 30e édition du Festival Premiers Plans en janvier dernier le 1er prix du concours de scénarimage (storyboard) organisé par Premiers Plans et Angers Loire Métropole. Grâce à son prix, elle est en mesure de tourner son court métrage jeudi 3 et vendredi 4 mai avec l’aide de professionnels du cinéma.

Le concours était ouvert à tous les amoureux de cinéma d’Angers Loire Métropole. Les participants avaient jusqu’au 3 janvier 2018 pour envoyer leurs planches. Ils devaient inventer des personnages et des actions se déroulant dans leur commune sur le thème « Famille, je vous… » et réaliser un scénarimage pouvant devenir un film de 3 à 5 minutes.

Des scénarimages venus de 8 communes d’Angers Loire Métropole avaient été reçus. Premiers Plans avait alors choisi d’aider à la réalisation le projet d’Angers : Famille, je vous choisis de Lucile Gautier, l’histoire de deux enfants s’inventant des histoires pendant que leurs parents se disputent…

Julien Bossé, réalisateur et Charlie Senecaut, ingénieur du son, accompagnent Lucile Gautier pour le tournage. Les deux enfants sont interprétés par Marius et Gaston Simon. Lucile, du lycée Auguste et Jean Renoir d’Angers, a déjà tourné quelques films dans le cadre de son option cinéma, mais ce sera pour elle une première de tourner dans ces conditions privilégiées.

Le court métrage sera dévoilé au public fin août aux 400 coups, dans le cadre des Ateliers d’Angers.

A noter, la 4e édition du concours sera lancée à l’automne.

Contacts

Véronique Charrat –veronique.charrat@premiersplans.org 06 83 50 71 66

Lucile Gautier –lucile.g2001@laposte.net 07 83 87 81 71

Avant première de La Dormance au 400 coups

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Toute l’équipe du film autour du réalisateur Vincent  Malaisé

Court métrage
samedi 21 avril à 11h00

Tourné sur 6 jours en région avec une équipe professionnelle. Le film était suivi d’un documentaire sur les coulisses du tournage d’une durée de 15 minutes réalisé par Michel Gaignard d’ACA Films présent également dans la salle.

Le réalisateur : Vincent Malaisé
Il crée en 2014 l’association de production angevine Court&49 et en assure la présidence depuis. Court&49 accompagne plusieurs réalisateurs en assurant le développement et la production de plusieurs courts métrages dont Zetematium actuellement en fin de post production d’une jeune réalisatrice Yulia Nikiforova et Clown de Johan Neveu. Des partenariats avec un autre collectif et une école de musique voient le jour. C&49 participe également à l’éducation à l’image en organisant plusieurs rencontres au profit de ses membres et du public avec des techniciens ou réalisateurs reconnus. Réalisateur et scénariste du film MADELEINE en 2016 (nominé au prix de la meilleure fiction à Rueil Malmaison). Il continue à développer ses propres scénarios et projets. La dormance est son second film.

La comédienne : Aurélie Garault
Cette Bretonne a fait ses premiers pas sur les planches et a obtenu une licence de cinéma. Plus tard, elle participe à plusieurs stages et suit notamment la formation de l’Atelier International de Théâtre  Blanche Salant ainsi que son Actors Training à Paris. En 2017, elle tient les rôles principaux de plusieurs films courts dont « Tout ce que j’ai » qui remporte le concours « En route pour Cannes ».

LA DORMANCE de Vincent Malaisé avec Aurélie Garault, Bernard Valais, Etienne Mennard FRANCE – 2018 – 20 min

Au début du cycle de la dormance, moment où la vigne va devoir vivre sur ses réserves,  Mélanie se fait renvoyer de  l’exploitation vinicole qui l’emploie. Dépendante elle vit dans sa voiture et entre en errance.

http://court49.fr/2017/11/16/la-dormance/

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Atelier « Filmer avec un reflex »

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Ce samedi 7 avril s’est déroulé l’atelier « Filmer avec un réflex » organisé par l’association Court et 49. Une dizaine de participants ont pu profiter des connaissances et de la passion pour le cinéma de Johan Neveu (réalisateur professionnel) qui animait ce stage. Après quelques heures d’échange et de mise en pratique, les stagiaires peuvent désormais oublier un peu la technique pour se consacrer à l’essentiel : le cadre.

Prochain rendez vous en mai : l’atelier d’écriture scénaristique avec Gildas Jaffrennou

Avant-Première exceptionnelle M. JE-SAIS-TOUT

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Avant-Première exceptionnelle Mercredi 18 avril à 20h00  M. JE-SAIS-TOUT aura lieu au Multiplexe une avant-première exceptionnelle du film  M. JE-SAIS-TOUT  dont la sortie nationale est prévue le 28 mars prochain.

A cette occasion, L’EQUIPE DU FILM sera dans votre cinéma pour une PRÉSENTATION

Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d’échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu’explosive va bouleverser l’existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.

Avant-première Larguées

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Avant-Première exceptionnelle Dimanche 15 avril à 14h00  LARGUÉES

Dimanche 15 avril à 14h aura lieu au Multiplexe une avant-première exceptionnelle du film  LARGUÉES  dont la sortie nationale est prévue le 28 mars prochain.
A cette occasion, L’EQUIPE DU FILM sera dans votre cinéma pour une rencontre après le film

Rose et Alice sont deux sœurs très différentes. Rose est libre et rock n’roll. Alice est rangée et responsable. Elles ne sont d’accord sur rien, à part sur l’urgence de remonter le moral de Françoise, leur mère, fraîchement larguée par leur père pour une femme beaucoup plus jeune. La mission qu’elles se sont donnée est simple « sauver maman » et le cadre des opérations bien défini : un club de vacances sur l’Ile de la Réunion…

Inscription au festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris

INDICATIONS POUR INSCRIRE SON FILM À LA COMPÉTITION INTERNATIONALE

FILMS ET VIDÉOS EXPÉRIMENTAUX RÉALISÉS EN 2017 – 2018

TOUS FORMATS ET DURÉES ACCEPTÉS

DATE LIMITE D’INSCRIPTION : 20 MAI 2018

PRÉVISIONNAGE EN LIGNE OBLIGATOIRE

ATTENTION :
Il est indispensable de nous envoyer un lien URL
vers une plateforme web (comme vimeo) où votre film pourra être visionné. Nous n’acceptons pas les films envoyés par voie postale.
Les champs marqués d’une astérisque (*) sont obligatoires.
Il vous sera demandé de télécharger une image de votre film au format .jpg d’un poids maximum de 500 ko pour pouvoir valider votre inscription.

http://www.cjcinema.org/pages/festival_soumission.php?langue=fr

 

Cholet. La question migratoire sous l’œil des lycéens

Les élèves ont débuté leur tournage au Conservatoire de Cholet, avant d'aller dans le centre puis dans une épicerie portugaise.
Les élèves ont débuté leur tournage au Conservatoire de Cholet, avant d’aller dans le centre puis dans une épicerie portugaise. | Ouest-France

Des lycéens de Renaudeau ont démarré le tournage d’un court-métrage qui s’inscrit dans un pro- jet européen d’envergure. Ils créent en parallèle avec des Italiens, des Bulgares, des Allemands.

Coupé. On recommence. Pas facile de s’improviser réalisateur, cadreur ou perchman quand on n’a que 16 ou 17 ans… et qu’on est lycéen ! Toute la journée du vendredi 23 mars, quinze élèves en classe de première au lycée Renaudeau se sont appliqués à tourner un court-métrage, sous la houlette de Viviane Chaudon, pour Kaani Films, une association des Mauges intervenant dans le champ du cinéma et de l’audiovisuel.

Devant l’œil de la caméra, Samara, 16 ans, se prénomme Gabriela. Elle joue le rôle d’une jeune Portugaise qui vient de quitter son pays pour passer un bac avec option danse, en France. Elle éprouve des difficultés à son arrivée, notamment pour s’intégrer au lycée, mais réussit à s’épanouir grâce à sa passion.

Projet initié en Italie

Elle trouvera finalement sa place en conciliant son identité portugaise et sa nouvelle vie dans l’Hexagone.

L’histoire fait écho à l’adolescente, la vraie. « Je suis Brésilienne et mes parents ont fui le pays quand j’avais six ans et demi, raconte Samara. Je me suis retrouvée dans le parcours de l’héroïne, ça m’a rappelé certaines étapes de ma vie. Il y a des émigrations négatives, mais aussi des positives. Et on doit parler de ces jolies facettes. » C’est la vision des lycéens choletais.

Erasmus +

Car ce film entre dans le cadre d’un projet du programme européen Erasmus + à plusieurs voix, autour du thème « migrants et migrations ». Financé par la commission européenne à hauteur de 100 000 €, avec l’aide logistique des établissements scolaires, ce projet de trois années a pris source du côté de L’Aquila. Ville martyre du centre de l’Italie, dans les Abruzzes, au nord-est de Rome, victime d’un très violent séisme en 2009…

L’établissement italien a pris contact avec des lycées allemand, bulgare et donc, Renaudeau. But de l’opération ? Avoir une vision européenne de cette question brûlante des migrants : des lycéens de L’Aquila s’étaient rendu compte que de nombreux ouvriers qui reconstruisaient leurs villes venaient d’autres pays.

Les élèves de Renaudeau avaient reçu, en avril 2017, leurs homologues bulgares, allemands et italiens, qui réalisent eux aussi un film sous forme de fiction ou de documentaire. Les sujets choisis : l’immigration importante en Italie, l’émigration en Bulgarie vers une vie meilleure, l’intégration des nombreux Turcs en Allemagne.

« Projet fastidieux et passionnant »

À l’arrivée, l’app vous indique sur quel tapis sera livré votre bagage en soute. Trop facile !

Après des journées d’échange en France et en Bulgarie, cinq des quinze élèves sélectionnés se rendront à Berlin, en mai, pour présenter leur film, créé de toutes pièces, du scénario au montage, en passant par le tournage.

« En 2019, cinq autres élèves partiront en Italie pour la conclusion de ce projet fastidieux et passionnant de trois ans, note Giuseppina Santangelo, professeure d’italien au lycée Renaudeau, instigatrice du projet à Cholet avec Aurélie Dugué, enseignante en histoire. Il permet aux élèves d’étudier l’anglais, la seule langue commune du projet, de manière approfondie, et de voir les réalités d’une question vraiment d’actualité, des histoires de migrants et d’intégration différentes ici et là. » De quoi sortir retourné et enrichi.

 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/cholet-la-question-migratoire-sous-l-oeil-des-lyceens-5649571